christophemarchand.org © 2019/2023 by Ombres sombres

/

On parle de nous

"Rêverie, maîtrise et harmonie sont les maîtres mots de cette très belle réalisation contemporaine. Pétrie par la fréquentation des maîtres anciens et pourtant résolue moderne, la plume de Christophe Marchand nous invite à explorer des horizons lointains, oniriques et volontiers lyriques qui témoignent de la vitalité de la musique de notre temps. Haletante et inquiétante, la Sonate à travers les étoiles (2015) avec ses airs de Nuit sur le Mont Chauve et de Laudes à la Florentz, enrichit le répertoire d'un nouveau poème symphonique, cependant que les miniatures du Songe de Jan Pieterszoon Sweelinck (2014) tordent paisiblement dans une pose étrange les mélodies façonnées par le maître d'Amsterdam dans une démarche qu'un Salvador Dali n'aurait pas renié. Sous les doigt de Pascale Rouet, organiste titulaire du magnifique instrument construit par Yves Koenig pour la basilique de Mézières, ces œuvres morcelées (dont Rouet fut, pour certaines, la créatrice) trouvent une force impressionnantes exhaussée par un toucher maîtrisé, des attaques précises, une articulation raffinée et un sens aigu de la direction. La musique, l'interprète, l'instrument : tout fait corps dans cet enregistrement dont exhale un irrésistible sentiment de plénitude".

 

Aurore Léger, À propos du CD "Musiques en miroirs", Coup de cœur de la revue Classica, décembre-janvier 2018

"La musique de Christophe Marchand marie avec une gourmandise attachante des apports de la seconde moitié du XXe siècle à des structures mélodiques et formelles issues du XIXe siècle, voire des siècles passés. Radulescu, Foccroulle et Mernier lui ouvraient la voie. On adhère au compliment servi à Pascale Rouet par James David Christie : elle paraît improviser à chaque instant, faisant magnifiquement sonner le bel orgue Yves Koenig de Charleville-Mézières."

 

Paul de Louit, à propos du CD "Musiques  en miroirs" , Cinq Diapasons, de la revue Diapason, 2018

"Une très belle surprise : la musique est lisible, d'un langage très abordable (...). Abordable à écouter, abordable à jouer aussi : c'est rare!

 

Guy Bovet, à propos du CD "Musiques en miroir", La Tribune de l'orgue, 2018

«C’est de fait une très belle musique, dense, bien que sobre, et vivante, que seule une sensibilité de notre temps pouvait écrire, tout en restant on ne peut plus accessible. J’imagine qu’à l’analyse on pourrait dire quantité de choses très savantes, mais l’essentiel reste ce caractère immédiat et poétiquement humain

Michel Roubinet (concert classic.com) à propos de la musique de Christophe Marchand, 2018

"Peu médiatisé, Christophe Marchand est, avec un catalogue d’une quarantaine de pièces, un compositeur qui compte dans le monde de l’orgue, aussi de sa pédagogie. Il est un musicographe actif. On pourrait le croire élève de Claude Ballif, le marieur de la tonalité et de l’atonalité (...). On ne peut pas vraiment parler d’atonalité chez Christophe Marchand, mais plutôt d’une harmonie libérée des obligations de résolutions de dissonances à consonances et du règne de la relation tonique dominante, qui n'abolit pas toute polarisation tonale. Sans être dans le mariage des extrêmes, l’alliance d'évocations explicites et explicitées des musiques des xvie et xviie siècles avec une écriture contemporaine  attire indéniablement l’oreille. Musiques en miroirs ? Certainement, avec un balancement de va-et-vient entre ombre et lumière, introspection et danses populaires, qui n’est pas sans exhaler une sensation de mystère dans une impression d’espace monumental".

Jean-Marc Warszawski, à propos de la musique de Christophe Marchand, musicologie.org, 2018

"Construit pour le répertoire baroque, le Dallam d'Ergué-Gabéric permet d’interpréter des pièces contemporaines et Pascale Rouet a conquis et ému ses auditeurs au long des pièces de Christophe Marchand, un compositeur contemporain qu’elle défend remarquablement. Il construit des sortes de variations sur des pièces de Sweelinck. Délaissant les ciels transparents du nord, si prisés par le compositeur, Christophe Marchand, entraîne plutôt son auditoire vers l’Orient. Cette musique raffinée, suivie d'une étonnante partira du même compositeur, convient parfaitement au tempérament sensible de Pascal Rouet."

 

Éliane Faucon-Dumont, après un concert de Pascale Rouet en Bretagne, Le Telegramme, 2018

"Ces trois petites suites qu’on pourrait qualifier d’études si ce vocable n’était trop souvent synonyme d’ennui, sont destinées à explorer le clavier de l’orgue et ses timbres de façon tout à fait atonale, rien que pour le plaisir des sons et des rythmes, et des images qu’ils évoquent. Comme le dit fort bien Eric Lebrun, qui préface ce recueil, « écrire pour un musicien débutant, c’est se fixer a priori un véritable cortège d’exigences, en premier lieu celle de la qualité… ». Christophe Marchand y réussit pleinement. On pourra, pour s’en convaincre, aller écouter sur le site de l’éditeur – ou sur You Tube – l’intégralité de ces pages enregistrées par Pascale Rouet sur l’orgue Koenig de la basilique Notre-Dame d'Espérance de Charleville-Mézières."

 

" L'Education musicale", à propos de Dactylopraxie, 2014

"Après la Dactylopraxie, voici le complément indispensable pour un organiste : l'étude méthodique du pédalier. Suivant le même plan que le précédent, ce recueil permet une approche progressive de l'étude du pédalier. Mais, qu'on ne s'y trompe pas, c'est en même temps de l'excellente musique et l'étude de la technique n'est absolument pas séparée de l'expressivité, du phrasé, bref de tout ce qui fait le plaisir musical". 

 

L'Education musicale, à propos de Praxipode, 2016

"Les Trois Danses Macabres ont été commandées par la Ville de Charleville-Mézières pour la commémoration du cinquième centenaire de la Basilique de Mézières. Pouvant s’interpréter en cycle ou séparément, elles se répondent par de multiples renvois et l’utilisation d’un matériau musical souvent proche. Elles font évidemment référence aux « danses macabres » des peintres du Moyen-Âge, mais surtout elles s’inspirent de la fameuse Légende des trois Morts et des trois Vifs, récit très populaire au XIII° et au XIV° siècle. Ecrites et créées en 1999, ces pièces ont été révisées en 2017. Cette version intègre la possibilité de conter par la voix d’un récitant la légende, qui figure dans la partition. Bien sûr, il ne faudra pas chercher dans les danses une quelconque illustration du texte, qui a d’ailleurs été introduit après coup ; mais il s’agit plutôt d’une évocation, d’une ambiance. L’auteur présente lui-même ainsi ses pièces : «Loin d’être « dansantes», c’est-à-dire cadencées, les trois pièces développent une gestique en rapport avec la danse archaïque, où l’aspect obsessionnel et tribal prédomine. En cela, le cycle vise plutôt la transe que le divertissement et c’est avant tout ici le plaisir physique de l’interprète qui est exalté. Dans cette perspective, tout en respectant l’esprit du texte musical, il convient d’envisager cette fresque avec une large liberté dans l’interprétation que ce soit en matière de vitesse d’exécution, d’articulation et de phrasés, qu’en ce qui concerne le choix des registrations ». Il n’empêche que cette œuvre requiert un instrument important et riche en couleurs et en timbres."

 

Daniel Blakstone, L'Education musicale, à propos des Danses Macadres, 2018